Cantine : ticket choc Trop d’égalité tue l’équité

, par  Marie-Noëlle Vial

Texte lu par Marie-Noëlle Vial, élue sur la liste d’opposition de gauche, pour motiver son abstention lors du vote de la délibération concernant les tarifs de cantine.

Lors du conseil « Journée de l’enfant » de mai dernier, j’ai évoqué la tarification de la restauration scolaire et des accueils périscolaires et études en disant que le prix payé par les familles de Saint-Ismier dont les revenus sont modestes me paraissait excessif par rapport à celui des familles plus aisées.

En effet actuellement le prix d’un repas (garde périscolaire inclue) est facturé 5,41 euros à une famille dont le quotient familial est de plus de 1400 euros et 2,28 euros pour une famille dont le quotient familial se situe entre 0 et 243 euros.
L’accueil du soir et les études varient entre 2,20 et 4,40 euros et l’accueil du matin entre 90 centimes d’euro et 1,80 euros.

J’avais donné quelques exemples où une tarification plus juste était pratiquée : (cf. Gières et Saint-Martin d’Hères) et demandé que l’on revoie ces tarifs.

Ce thème a été repris la commission EJES du 7 juin dernier.
J’ai donné la tarification qui sera pratiquée à Paris en 2010-2011, où le prix d’un repas variera entre 0,13 centimes d’euro et 5 euros, et me suis depuis informée sur ce qui se passe à Crolles (0,81 centimes et 6,41 euros).
J’avais demandé aux adjointes de nous communiquer le coût de revient d’un repas (8,43 euros), le déficit mairie (219 178 euros ) et le nombre de familles concernées par chaque quotient pour 2008-2009. On peut noter que 35 familles ont un quotient familial inférieur ou égal à 884 euros et 396 un quotient supérieur à 1400 euros.

Compte tenu de tous ces éléments, il semble fondamental que ces grilles soient revues afin d’établir un barème plus juste permettant d’éviter que la part du budget consacrée à la cantine pèse trop lourd sur le budget global de certaines familles .

La commune peut en effet, sans augmenter son déficit, revoir les grilles tarifaires en corrigeant les inégalités : demander aux familles aisées, voire très aisées, de payer un peu plus cher le repas ne nuirait pas à leur bien-être sans pour autant leur demander le prix coûtant soit 8,43 euros.

Madame Anglade a dit que ce problème serait étudié en groupe de travail l’année prochaine en m’invitant à y participer mais qu’il n’y aurait pas de changement dans la tarification cette année, vu le calendrier.

Je trouve que c’est regrettable d’où mon abstention dans cette délibération : ce sont en effet les familles les plus modestes qui seront encore une fois insuffisamment soutenues dans un contexte général de plus en plus difficile.

TÉMOIGNAGE DE MEMBRES DE GPS, PRÉSENTS DANS LE PUBLIC :
À notre grande surprise, l’adjoint aux finances réagit très vivement à ces propos, en les qualifiant de démagogiques et en reprochant à l’opposition de gauche de vouloir augmenter les impôts des parents les plus aisés pour le bénéfice de quelques autres !
Nous sommes abasourdis de voir un tel mépris pour les familles modestes de Saint-Ismier !
Néanmoins un consensus s’établit pour que ce problème soit étudié, l’an prochain.

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